À Pully, à Paudex, à Lutry ou à Belmont-sur-Lausanne, les demandes de propriétaires et les appels d’offres de régies emploient tous le même mot : « conciergerie ». Derrière ce mot, chacun met autre chose. Certains attendent un passage hebdomadaire dans les communs. D’autres un véritable suivi de l’immeuble, feuilles d’automne et déneigement compris.
Résultat : on finit par comparer des offres qui ne portent pas sur la même chose. Voici ce que recouvre concrètement la conciergerie d’immeuble dans l’Est lausannois, ce qui n’en fait pas partie, et les questions à poser avant de signer.
Conciergerie ou simple nettoyage des communs ?
Ce ne sont pas les mêmes prestations, et elles ne s’achètent pas de la même manière.
- Le nettoyage des communs est une intervention : on nettoie une liste de surfaces à une date donnée, on repart. Utile après des travaux, après un déménagement, ou pour remettre un immeuble à niveau.
- La conciergerie est un suivi. La même équipe revient à un rythme fixe, connaît l’immeuble, remarque ce qui se dégrade avant que cela devienne une réparation, et devient le point de contact pour tout ce qui touche à la propreté et à l’ordre des parties communes.
Pour un immeuble habité, c’est la seconde qui évite les courriers de locataires. Une prestation ponctuelle rend un immeuble propre le jour du passage ; elle ne remarque pas que l’ampoule du deuxième palier est grillée depuis trois semaines.
Ce qui revient chaque semaine
C’est le socle. Dans la plupart des immeubles de la région, cela couvre :
- Le hall d’entrée : sol, paillasson, boîtes aux lettres, interphone, vitrage de la porte d’entrée, traces de mains.
- Les escaliers et les paliers : marches, contremarches, rampes, plinthes, portes palières.
- L’ascenseur : sol, parois, miroir, boutons de commande : la cabine, pas la mécanique.
- Le local des poubelles : sol, containers, désinfection, remise en ordre du tri.
- La buanderie et le local de séchage : sols, surfaces, filtres accessibles, restes de lessive.
- Les abords immédiats : entrée, escaliers extérieurs, déchets et mégots, grilles d’écoulement.
Le rythme, lui, dépend du nombre d’appartements et du passage réel. Un immeuble de six logements et un immeuble de vingt-quatre n’ont pas besoin de la même fréquence ; c’est le premier point à trancher, avant même de parler de prestations.
Ce qui revient au mois, au trimestre ou à l’année
Le reste du cahier des charges ne se fait pas chaque semaine, et c’est normal. Ce qui compte, c’est que ce soit écrit noir sur blanc plutôt que « selon besoin » :
- Les vitrages des communs et les cages d’escalier vitrées, y compris les parties en hauteur qui demandent du matériel.
- Les caves, les couloirs de sous-sol, les garages et les places de parc intérieures.
- Le détartrage des sols de buanderie et des sanitaires communs.
- Les radiateurs des communs, les grilles de ventilation, les luminaires accessibles.
- Les portes de garage, les rails et les seuils, là où la saleté s’accumule sans qu’on la voie.
Le saisonnier, et pourquoi il pèse lourd ici
C’est la partie que les offres génériques oublient, et c’est précisément celle qui compte dans notre zone d’intervention à Pully et dans l’Est lausannois.
Le relief de la région n’est pas neutre : beaucoup d’immeubles ont un accès en pente, un escalier extérieur ou une rampe de garage. En automne, la végétation des parcelles voisines finit dans les entrées et dans les écoulements ; en hiver, ces mêmes pentes deviennent le premier risque de chute de l’immeuble. Un cahier des charges sérieux dit donc qui ramasse les feuilles, qui dégage la neige, qui sale, à partir de quelle heure, et où est stocké le sel.
Les déchets : le point qui fâche
C’est la première source de friction entre locataires, et la règle n’est pas la même partout : chaque commune a son propre règlement de gestion des déchets, ses jours de ramassage et ses points de collecte. Nous ne décidons pas de ces règles : nous nous alignons sur celui de votre commune et nous remettons le local en conformité à chaque passage.
Ce qui fait la différence, en pratique, c’est de signaler tôt : un encombrant déposé dans le local poubelles reste rarement seul plus d’une semaine.
Ce qui n’est pas de la conciergerie
Autant le dire clairement, cela évite des malentendus coûteux :
- La mécanique de l’ascenseur : entretien et contrôles relèvent d’une entreprise agréée, pas de nous.
- La chaufferie et les installations techniques : nous nettoyons le local, nous ne touchons pas aux réglages.
- Les réparations : nous signalons une vitre fissurée, un ferme-porte fatigué, une fuite qui commence. Nous ne les réparons pas.
- Les espaces verts : tonte, haies et plantations sont un métier à part et se contractent à part.
Les cinq questions à poser avant de signer
- Le cahier des charges est-il écrit, poste par poste, avec une fréquence ? « Entretien régulier des communs » n’est pas un cahier des charges.
- Qui contrôle le travail, et à quelle fréquence ? C’est là que se joue la qualité sur douze mois, pas au premier passage.
- Que se passe-t-il en cas d’absence ou de vacances ? Un immeuble ne peut pas sauter trois semaines en août.
- À qui téléphone-t-on quand il y a un problème ? Un numéro unique, ou un standard qui renvoie sur un répondeur.
- Le saisonnier est-il inclus ou facturé en plus ? À poser avant l’hiver, pas pendant.
Si vous gérez plusieurs immeubles, nous avons détaillé ailleurs ce que les régies vaudoises attendent vraiment d’une conciergerie : les mêmes exigences valent pour un propriétaire privé.
Comment nous travaillons
Nous partons toujours d’un cahier des charges écrit, poste par poste, validé avec vous avant le premier passage. Sur le terrain, les équipes sont suivies par un superviseur qui passe contrôler le travail : ce n’est pas l’équipe qui s’auto-évalue. Vous gardez un interlocuteur unique pour tout l’immeuble, et nous intervenons 7 jours sur 7, ce qui compte le jour où un local poubelles est inutilisable un dimanche.
Décrivez-nous l’immeuble : nombre d’étages et de logements, présence d’un ascenseur, d’une buanderie, d’un garage, type d’accès : et nous vous proposons un cahier des charges détaillé avec sa fréquence. Vous verrez exactement ce que vous achetez, ligne par ligne.

